Tribune de Grégory Gennaro

Valls et sa clique de fainéants et d’assistés en col blanc ne veulent pas céder aux exigences du peuple souverain. Largement décrédibilisés par leurs trahisons répétées envers les citoyens et les travailleurs, ils restent sûrs d’eux, arrogants, méprisants, comme toujours, ils veulent jouer au bras de fer avec les Français. Pourtant, ces gens-là se comportent comme de véritables carpettes devant le croque-mort Gattaz et le pouvoir des puissances de l’Argent.

Leur loi archaïque, d’inspiration bruxelloise, qui se réclame de la modernité, rien que cela, est inspirée directement du 19ème siècle. Elle est l’ultime trahison envers les travailleurs, envers le droit du travail et envers un siècle de luttes et de sacrifices.

Cette loi, si elle passe, brisera la vie des gens. Ils seront soumis aux règles que le patron imposera dans l’entreprise. L’ordre public social s’effacera au profit de la domination et des intérêts privés et individuels.

Or, le code du travail, c’est notre sécurité sociale, le cadre d’une protection suffisante qui permet de nous protéger individuellement et collectivement.

La loi El Khomri veut renverser ces principes : soumettre l’humain à l’entreprise.

Nous assistons, en réalité, à une offensive de la Réaction, des puissances de l’Argent, des intérêts particuliers et spéculatifs qui va à l’encontre du sens de nos valeurs communes et de la paix sociale, qui va obliger, comme valeur suprême, l’homme à être exploiter par l’homme.

Tout cela pour quoi ? Pour l’argent, pour la compétitivité, pour la productivité à outrance, sans fin, c’est-à-dire, produire toujours plus vite, à des cadences effrénées pour être toujours payé moins, le moins possible, et de considérer le travailleur comme un kleenex. En cela, ils veulent dissoudre les lois de protection et de sécurité sociale qu’incarne notre code du travail !

Nous assistons à une tentative organisée, méthodique, mûrement réfléchie depuis plusieurs années, de mettre en œuvre, par la légalité, l’esclavagisme moderne.

Cela est inadmissible et en tant que patrie universelle des Droits de l’Homme, nous ne pouvons pas, ni accepter, ni nous résigner, tant par le cœur, le corps, l’âme et l’esprit, à la domination de cet état de fait matérialiste, consumériste et à la toute dominance de l’Argent.

Puisqu’ils veulent imposer leur ordre, imposons le nôtre ! Et affirmons sans faiblesse que dans notre système politique et social, l’exploitation de l’homme par l’homme, sous quelque forme qu’elle se présente, sera considérée comme un crime que la loi punira. Telle est la volonté populaire pour éradiquer complètement l’exploitation de l’être humain et de mettre un terme avec ce nouvel esclavagisme moderne.

C’est pourquoi nous nous opposons de toutes nos forces aux dogmes de la toute-puissance du marché et des puissances de l’Argent, lesquelles attaquent l’Etat, rompant les digues de l’intérêt général et, même disons-le, du Bien commun. L’Etat, aujourd’hui, s’effondre en silence, dans la déliquescence de ses élites.

En faisant le choix d’inscrire les Droits du travailleur dans la nouvelle Constitution d’une république sociale à bâtir, les citoyens et les Travailleurs français pourront en toute sérénité et en toute sécurité clamer dans l’enthousiasme et à travers l’élan de cette offensive sociale que l’exploitation des travailleurs au nom de la compétitivité, de la rentabilité, des intérêts privés, sera abolit. En assurant les Droits du Travailleur, en les intégrant à la loi fondamentale, les classes économiquement faibles seront protégées contre l’égoïsme, la finance et l’exploitation des classes économiquement fortes.

Nous voulons garantir à tous une Sécurité sociale et de l’emploi, ressouder les Français entre eux par la solidarité et la fraternité. Nous entendons restaurer la justice sociale et à rendre la dignité à chacun. Telles sont nos valeurs et notre ambition qui doivent permettre à la France d’aboutir à l’élévation d’une patrie sociale et humaine. Ce choix nous le considérons comme vital et salutaire. Il s’impose comme une nécessité afin de rétablir l’ordre social et la cohésion fraternelle de notre peuple. Il s’agit de bâtir l’unité populaire et de construire l’avenir pour résister aux dérégulations sociales et aux offensives antipatriotiques et antisociales de la finance, des intérêts privés et de la spéculation.

Nous ferons la démonstration et nous chercherons à assurer à notre peuple un régime social juste et humain où chacun trouvera sa juste place dans la société. Chaque homme et chaque femme qui travaille doit recevoir un bénéfice proportionné à sa participation et à son rendement. Nous voulons que chacun de nos compatriotes aient un avenir assuré. Nous voulons que nos anciens et les plus faibles d’entre-nous ne soient pas délaissés et abandonnés par la société. Nous voulons donc libérer l’économie réelle et créatrice de richesses de la finance pour réaliser une économie sociale, solidaire, en faveur de l’amélioration de la qualité de la vie, tout en permettant le développement concret et la modernisation effective de notre patrie sociale. Nous voulons tout simplement agir pour le bien social de notre peuple et de notre pays. Nous voulons éradiquer l’individualisme et l’égoïsme et renouer avec la fraternité, l’humanité, la générosité et l’amour.

Nous avons l’intention de sortir de la crise par le haut et ne pas succomber à la simplicité et à la démagogie en divisant les Français les uns aux autres. Nous n’avons qu’un seul ennemi c’est la finance avec son cortège d’alliés malfaisants qui contribuent à maintenir ce système en place !

Notre détermination c’est de défier de puissantes forces dominantes à l’intérieur et à l’extérieur du cadre social et national et d’œuvrer à l’édification de la patrie sociale et de défendre les travailleurs et les citoyens face à ces puissantes forces qui œuvrent à l’uniformisation du monde, au nivellement vers le bas de nos modes de vie mais également à la destruction de l’humanité.

La Nation est avant tout une unité économique, sociale et politique. Démocratie, participation et offensive du monde des travailleurs intellectuels et manuels, progrès et technique, innovation et  investissement, engagement collectif pour la Nation… voilà notre vision moderne que nous nous faisons de la dynamique sociale et populaire de la France du 21ème siècle. Et le patriotisme social qui est à la fois la synthèse politique de ce nouvel ordre social et de cette nouvelle philosophie de la vie : simple, pratique, populaire et profondément humaniste. C’est cette identité qui caractérise notre lutte sociale et patriotique autour de la dynamique populaire : un engagement pour la dignité, l’indépendance, la vie mais également pour l’humain, partout, toujours !

1 commentaire

  1. Rien de sert de mettre la charrue avant les bœufs…..
    Avant de mettre en place le nonos (nouvelle organisation du nouvel ordre social), il est impératif de détruire ce qui existe et prend, maintenant, eau de toute part…..
    Construire la suite, avant que tout ne soit que ruine relève, là aussi de la venue du messie (mais non, disent les sceptiques)…. Cela fait plus de 5 000 que d’aucuns l’espèrent.
    Vouloir construire avant, bouffe l’énergie nécessaire au nettoyage. Il sera bien temps, après ledit nettoyage, de mettre en place les nouvelles structures. Faute de quoi, on risque de refaire le même parcours dans son intégralité…..

    http://wp.me/p4Im0Q-1cG