Ce vrai visage de l’extrême droite

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Tribune de Gréogry Gennaro

L’extrême droite, la plus bête, la plus hargneuse et la plus xénophobe, s’est exprimée lundi soir en direct sur l’émission de France 2 « Mots croisés » en la personne de Robert Menard, actuel maire de Bézier.

Dans un excès de colère lors du débat qui abordait la crise interne du Front National, Robert Ménard, le visage crispé, a dévoilé au grand jour, ou plutôt au grand soir, le vrai visage de cette extrême droite.

Folie ou dérapage contrôlé, Ménard a affirmé qu’ « Il y a 64,6% d’élèves de confession musulmane » et de surenchérir « Ce sont les chiffres de ma mairie. Pardon de le dire, le maire a, classe par classe, les noms des enfants. Je sais que je n’ai pas le droit de le faire. Pardon de le dire, les prénoms disent les confessions. Dire l’inverse, c’est nier l’évidence ».

Sur les réseaux sociaux, l’extrême droite gesticule et jubile. C’est l’heure de la surenchère.

On notera simplement, que le Vice-président de l’extrême droite, Florian Philippot a apporté son soutien sur les réseaux sociaux, même modéré, au maire de Béziers en ces termes : « Tous ces hypocrites qui tombent sur Menard alors qu’ils votent une loi de fichage et surveillance généralisé des Français ! ».

N’est-t-il pas paradoxal pour Philippot de soutenir le fichage de citoyens par rapport à leur origine et religion supposée par Ménard et de s’opposer dans le même temps à longueur de journée à travers les médias à la loi renseignement de Valls et de son gouvernement ?

Il est tout de même extraordinaire que ces deux médiocres politiciens se targuent à longueur de journée de républicanisme, de patriotisme, et de gaullisme pour Philippot, alors que leur attitude est tout le contraire de la grandeur de l’esprit français.

Il faut souligner que ce sont ces deux personnages hallucinants qui viennent faire, par la suite, le procès de Jean-Marie Le Pen à la radio et à la télévision.

Ainsi donc, Ménard sans honte a déclaré sur France 2 à propos de Jean-Marie Le Pen que « Cela me fait penser à un certain nombre de vieilles personnes qui n’ont plus de retenue, qui se laissent aller, qui disent des choses qu’il n’est pas convenable de dire, mais il n’y a plus aucune barrière ».

Est-ce là, l’hôpital qui se moque de la charité ? Car disons-le, les agissements de Ménard sont très graves tant sur la forme que sur le fond.

Et puisque le Vice-président de l’extrême droite, Philippot, qui se réclame du gaullisme, tout en soutenant l’ami de l’OAS et maire de Béziers (on est pas à une contradiction près), quelle aurait été sa réaction et sa position si Ménard se trouvait à ficher nos compatriotes de confession juive ou franc-maçons, par exemple ?

Tout ceci n’est que du théâtre de langage et de communication. En réalité, nous assistons en temps réel au transfert idéologique de l’extrême droite qui évacue l’idée du bouc émissaire qui hier était le juif par ce nouveau bouc émissaire immigré aujourd’hui qu’est le musulman.

Ces agissements, cette banalisation de la stigmatisation et de la haine à l’encontre d’une partie de nos compatriotes par rapport à leur foi sont lourdes de conséquences. Ménard et l’extrême droite viennent de franchir un pas supplémentaire contre l’intégrité et la dignité de nos compatriotes mais aussi envers l’unité et la grandeur de la France.

Martelons sans cesse cette idée : l’identitarisme, véritable racisme communautaire, c’est la négation de tout ce qui fait l’histoire et la grandeur de la France !

Les patriotes sociaux veulent transmettre aux deux représentants de l’extrême droite, l’un se revendiquant du gaullisme, l’autre ami de l’OAS, un message simple, de grandeur, de réconciliation et d’amour émanant du général De Gaulle : « Aujourd’hui, dans le tumulte d’un monde en fusion, au milieu de tant d’appels à la haine ou à la faiblesse, parmi tous les intérêts opposés et embrouillés, moi-même et mes compagnons disons au pays : « Rien ne compte excepté de renaître. Rétablir l’unité, avant tout par l’harmonie sociale ; maintenir l’indépendance ; bâtir l’État qu’il nous faut avec sa force et sa justice. C’est le salut ». Et nous marchons vers le but, sans nous en laisser détourner par aucune combinaison. Nous sommes sûrs qu’à la masse des Français qui nous a déjà rejoints s’ajoutent, pas à pas, beaucoup de ceux qui, d’abord, ne nous entendirent pas ou refusèrent de nous suivre.

Travailleurs ! C’est avec vous, d’abord, que je veux bâtir la France nouvelle. Quand encore une fois, ensemble, nous aurons gagné la partie, en dépit des excitations des destructeurs et des intrigues des diviseurs, on apercevra tout à coup une nation joyeuse et rassemblée où, je vous en réponds, vous aurez votre digne place. Alors, on verra sortir, des voiles qui le cachent encore, le visage radieux de la France ! ».

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