Tribune de Michel Bonelli

Aujourd’hui c’est un jour d’infamie : notre parlement va débattre de la déchéance de nationalité. Une mesure qui frappe avant tout nos sœurs et frères et musulmans qui sont en premières lignes.

Cette mesure est absurde et inutile. Un tueur, un boucher prêt à se faire sauter dans un train ou bus se fout d’être déchu d’une nationalité qu’il hait. Il nous voit comme des porcs à saigner des impies à rayer de la surface de la terre. En plus cette peine sera exécutive après la prison et ce qui veut dire que nous devons trouver à chacun de ses ex-détenus un pays d’accueil. Quand nous savons que nos terroristes sont des français élevés dans l’hexagone nous frisons le ridicule et la honte.

Alors je vais être provocateur et aller plus loin. Notre situation actuelle traduit le problème d’une partie de la France et de ses habitants avec l’immigration arabo-musulmane qu’elle n’a jamais vraiment accepté. Après tout les Merah ou les Kouachi sont des citoyens que la pression sociale a relèg au rang de citoyens de deuxième zone. Comme bon nombre d’enfants de l’immigration. Il n’y a qu’à lire le très bon ouvrage de M. Pujol sur Marseille : « La fabrique du monstre » qui nous fait découvrir des quartiers entiers ou personne ne sait ce que c’est l’intégration ou l’ascenseur social.

De plus, notre pays dans ses expéditions lointaines continue à tuer des musulmans : noirs, touaregs, syriens, etc. Nous sommes un des meilleurs exportateurs d’armes de la planète. Nous faisons vivre les réfugiés de Calais comme des bêtes et depuis presque 10 ans à part les expulsions à l’aube nous n’avons rien fait pour les rom, oui on les déplace pour les mettre dans des dépotoirs moins voyant. Cela me fait souvenir d’une histoire de Guy Bedos : on a réglé le problème des pauvres du bidonville, on a fait un mur. Nous sommes dans ce type de pratique.

Faux cul nous acceptons que nos pilotes tuent des pauvres gens qui sont peut être des combattants de l’EI, mais à la vitesse où nous frappons, nos missiles scalps ne posent pas de question aux futures victimes. Il est facile de donner la mort en appuyant sur un bouton et en vitrifiant son ennemi, surtout quand nos héros rentrent le soir souper sur le Charles de Gaulle, discuter sur la toile avec leur famille et faire une guerre des plus confortables.

Les attentats en France en 2015 nous ont juste rappelé que la guerre c’est sale, ça sent la tripe, la merde et qu’il faut patauger dans les entrailles de ses semblables pour aider ceux qui sont encore vivant.

Nous n’étions plus au Mali, au Niger, ou au-dessus de la Syrie, des théâtres d’opérations que nos médias ne nous montrent pas. Secret défense et surtout pas d’information sur nos sales guerres au journal de vingt heures où sur les chaînes d’infos en continues véritable déversoir en boucle d’une réalité prémâchée pour téléspectateur manipulable à volonté.

Le ministre de la propagande d’Adolf Hitler aurait adoré BFM Télé, I Télé et tout le reste de ces chaines sans foi ni loi qui déverse une information à la solde des puissants et des politiques.

Si on veut se débarrasser vraiment des terroristes, nous avons la solution, la veuve qui attend le condamné à l’aube : la bonne vieille guillotine. Là pas besoin de s’interroger, la tête dans le panier Allah ne sera plus Akbar et le pauvre demeuré qui avait voulu semer la mort chez nous aura un billet aller pour le paradis ou l’enfer. Pas de question métaphysique, pas de déchéance de la citoyenneté, un vrai raccourcissement de nuisible. Avec nous c’est mieux que Daech avec ses couteaux émoussés. Un saut d’eau et au suivant. Pas de récidive, pas de commandos essayant de libérer les prisonniers, pas de prise d’otages demander un échange.

D’ailleurs vous pouvez remarque que nous n’avons pris personne vivant. Merah qui était capturable a fini criblé de balles. Les Kouachi aussi comme le Coulibaly. Pas de tir d’immobilisation, on fait donner les armes lourdes. Un mauvais esprit pourrait dire, cela nous évitera les interrogatoires et les dépenses hôtelières. Pour la peine de mort les mêmes qui font tuer des musulmans par bombardement aérien vous dirons que c’est impossible de la remettre en usage. Nous on tue à distance, sans photo, sans fleur et sans couronne.

Un peu faux cul mais M. Badinter n’aura pas à se plaindre, sa réforme narcissique n’est pas ébranlé. Parce que abrogé la peine de mort quand on fait parti des cinq plus grands marchands d’armes de la planète ce n’est pas une conduite de bordille, non, non. C’est de la bonne conscience de bazar comme sortir dans la rue avec l’écriteau JE SUIS CHARLIE quand partout dans le monde grâce à la violence légale de notre état on tue et massacre nos ennemis.

Je ne parle pas des saccages de la nature de nos multinationales. Je pense par exemple à Total qui a adoré les birmans, la faune et la flore de ce pays et qui a été le zélé collaborateur d’une dictature ignoble pendant quarante ans. Il y aussi les polynésiens qui ont eu droit aux retombées de nos essais atomiques et qui continuent à crever comme les ouvriers qui ont manipulé de l’amiante sur les chantiers ou les voisins nigériens des mines d’Aréva.

Alors vraiment ce débat sur la déchéance de la nationalité, messieurs et mesdames de notre représentation nationale mettez le vous profond et surtout fermez votre gueule, si vous avec une âme quelconque, j’espère que les fantômes des communards, les esprits des pauvres enfants de 14 que la république à envoyer à l’abattoir, tous les morts de vos guerres sordides voulus par des politiciens vénaux amis des maîtres de forges et des banquiers viendront vous cracher au visage.

Vous êtes la lie de la nation et celui qui compte se faire réélire sur ce tombereau d’immondice législatif doit finir dans les poubelles de notre histoire.

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