Dominique de Villepin rend hommage à Alexis Tsipras

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Dominique De Villepin, ancien premier ministre, est sorti de sa réserve et s’est montré très critique à l’égard des dirigeants européens et de la France. « La Grèce retrouve sa fierté, moi ça me parle comme gaulliste », a-t-il revendiqué.

Dominique de Villepin, connu pour ses opinions tranchées et souvent marginales sur le plan diplomatique, a plaidé mardi matin pour une sortie de crise rapide et l’obtention rapide d’un accord entre la Grèce et les dirigeants européens. « Nous avons un devoir de réussite vis-à vis de la Grèce et vis-à-vis de nous-même. Il y a bien longtemps que l’Europe n’a pas réussi quelque chose, il y a bien longtemps que les Européens n’ont pas été fiers de quelque chose, nous devons réussir dans un intérêt commun », a commencé l’ancien premier ministre sur BFMTV et RMC, se montrant particulièrement virulent et critique à l’égard du « jeu comptable des Européens ».

L’ancien ministre des Affaires Étrangères de Jacques Chirac, applaudi en 2003 à l’ONU pour son discours contre la guerre en Irak, a vanté les qualités de leader d’Alexis Tsipras. « Nous avons aujourd’hui la chance, je dis bien la chance, d’avoir un jeune premier ministre grec, Alexis Tsipras, qui est crédible aux yeux d’une large partie de l’opinion grec et qui est indépendant. La Grèce retrouve sa fierté », a considéré Dominique de Villepin. « Moi ça me parle comme gaulliste », a-t-il poursuivi, rappelant la baisse du pouvoir d’achat, le chômage en Grèce, « potion amère » à prendre en compte.

Dominique De Villepin a avancé sa propre proposition pour aider la Grèce. Pour lui, les dirigeants européens, en première ligne desquelles le gouvernement français, doivent mettre en place « un nouveau mécanisme ». « Faisons en sorte que l’argent aille à la Grèce, par le biais de remboursement de créances et en favorisant l’investissement pour faire repartir les choses », a-t-il plaidé, en marge des opinions des ténors de la droite de l’Argent.

Dominique De Villepin considère que le peuple doit « prendre en main son destin » et que « c’est aux Européens de les aider ». « La Grèce est donc un pays qui, depuis toujours, dépend de l’arrivée de devises de l’extérieur, par les touristes, par ses travailleurs immigrés dans les années 50 et 60, par les fonds structurels européens dans les années 80, par la dette dans les années 90 et 2000. En somme, rien n’a changé. Le problème de la Grèce , c’est sa balance des paiements. Elle doit s’inventer une économie. Cela prend du temps », affirme-t-il.

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