Et si on sortait la France de la crise par le haut ?

1
1 611 vues

Tribune de Maximilien Richonet

Des mots, toujours des mots. Et les maux de la France sont de plus en plus nombreux. Et les événements tragiques des derniers jours qui ont frappé la France n’arrangent rien, hélas, et nous le regrettons. Au lieu de neutraliser les individus connus des services de renseignements, de nouvelles lois sont adoptées pour restreindre toujours un peu plus nos libertés… et en fin de compte notre liberté tout entière !
Et ce n’est pas tout : politiciens et médias surenchérissent toujours et encore en stigmatisant nos compatriotes français musulmans sur les plateaux télévisuels avec nos « experts », « politologues », « écrivains » et « intellectuels ». L’amalgame chez eux n’est pas grand chose… Juste un trait d’union entre « terroristes », « délinquants », « Islam » et « musulmans ».
Et ce sont ces mêmes gens de la bonne société, hypocrites qu’ils sont, qui s’exclament devant les citoyens en prônant, avec leur petite bouche, la « fraternité », la « cohésion nationale », l’ »unité nationale »… En réalité, nos oligarques appliquent une politique contraire à celle qui devrait être mise en œuvre pour que ces mots pleins de sens puissent résonner dans nos oreilles et dans notre esprit comme un signe de rassemblement patriotique autour de notre nation française.

Or, la politique c’est des principes de réalité. Et celle-ci est implacable : les faux semblants, les mots vides de sens, les fausses postures adoptées par les oligarques sont démasqués et les Français rejettent en bloc l’hypocrisie politicienne. La langue de bois ne suffit pas à mettre un terme à nos maux les plus profonds. Les actes ne suivent pas et la forme ne peut combler le fond.

Les faits sont là ! Et la cohésion nationale est en perdition, la fraternité du peuple Français n’est que sporadique. Et l’illusion du rassemblement du 11 janvier dernier va s’estomper peu à peu laissant la place à la réalité du quotidien. Après coup, le temps reprend son cours, chacun vaque à ses occupations, dans un intéressement uniquement personnel qui fait fi du contrat moral et social, celui qui nous relie tous : construire ensemble un destin commun au service de la Nation.

Les fractures d’ordre social, culturel et moral, sont bien présentes. Elles trouvent la source du mal dans les choix politiques qui sont menés par nos dirigeants depuis plusieurs décennies. Ils en sont les grands architectes pour le plus grand malheur de notre nation et de notre peuple.

Ainsi, l’Ecole n’a plus son rôle d’éveil des consciences, de transmetteur du savoir et des connaissances. L’Etat abandonne un peu plus sa souveraineté au fil des années, et notre voix à l’international s’est éteinte depuis l’ère Sarkozy.
L’asservissement de la France est total. Son pouvoir monétaire est aux mains de la banque centrale européenne. Sa force économique est aux mains du FMI. Son pouvoir politique est aux mains de Bruxelles. Sa force militaire aux mains de l’OTAN. Sa diplomatie est alignée à celle de Washington.
Notre pays est totalement pieds et poings liés et de facto aligné à la politique atlantiste, celui du camp de l’ingérence et de l’impérialisme. L’équilibre du monde est largement menacé et le monde arabo-musulman en est embrasé par le renversement du nationalisme progressiste et laïc au profit de séparatistes prônant des régimes « religieux » extrêmes.

Parallèlement, sur le plan économique, la France est noyée dans une mondialisation sauvage dépourvue d’humanité. La volonté est claire : celle de créer toujours plus de croissance, d’imposer une maximisation du profit qui place l’humain comme une machine à produire et à consommer, et surtout sans conscience, au service des profits et des intérêts des puissants et du grand patronat sans visage et sans âme.

Dans un tel marasme globalisé, le réflexe logique de l’homme, c’est l’instinct de survie et le repli sur soi. Et l’individualisme de notre société dite « civilisée » favorise et engendre le communautarisme au détriment de la cohésion de notre contrat social et de la fraternité nationale.
Qu’attendre d’une société où l’argent est placé au rang de Dieu et où l’homme sans repère, sans foi, sans valeur, sans identité, sans épanouissement, devient une machine froide ? Objet des puissants, objet de consommation, objet sans identité particulière, l’homme déraciné se repli sur ce qui le représente, ayant pour seul but la satisfaction de soi-même et non plus celle au service de la communauté nationale.
La société d’aujourd’hui nous amène de plus en plus à ce mode de vie : consommer pour satisfaire les plus bas instincts du moment présent. L’heure est à l’uniformité, à l’absence totale de pensée et donc de liberté.

Ainsi, comment peut-on reprocher à une partie de notre peuple de ne pas être fière de son pays, quand les politiques menées par les puissances de l’argent et de la guerre rendent l’épanouissement, la beauté, l’humanité impossible ?
La complainte n’a que trop duré, dénoncer les problèmes des communautarismes, des fractures sociales et identitaires sans s’attaquer au fond du problème ça suffit !
Nous en avons assez de ces politiciens qui reprochent aux Français de ne pas se fondre dans le moule et qui bloquent tout espoir en l’avenir.
L’excès, la surenchère, les stigmatisations… sont les terribles conséquences de l’irresponsabilité des politiciens. Cela doit cesser ! Et c’est en tant que patriotes sociaux que nous entendons sortir la France de la crise par le haut et ainsi lutter par les idées mais aussi par le sens des responsabilités à un système totalement irresponsable qui se nourrit d’extrémisme et de haine.