Face à la russophobie : l’amitié franco-russe !

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Discours de Gauthier Bouchet, conseiller municipal de Saint-Nazaire

Les patriotes français sont unis, je le crois, par un constat commun : nous contestons cette russophobie ambiante qui règne partout, en France, à commencer, dans les médias. La russophobie relève bien des visages, attisée par la contestation de Kiev, la crise en Crimée et la guerre du Donbass. Elle est aussi, maintenant, une russophobie « économique », venant d’un pays qui, pourtant, aurait bien besoin de commercer avec la Russie.

Cette russophobie prend un nouveau visage loin des plateaux télés de l’intelligentsia parisienne. Nous la voyons poindre – pas chez le peuple, mais parmi les élites – dans une ville qui connaît le travail et les sacrifices. C’est une ville qui depuis un siècle et demi, est le capitaine d’industrie du vaisseau France, qui a aussi connu la guerre et les destructions de tous ordres. C’est une ville rebâtie de zéro, à qui on ne raconte pas d’histoire. Cette ville, c’est Saint-Nazaire.

À Saint-Nazaire, cette russophobie des élites se traduit par nos réticences, demain, à commercer avec la Russie, pourtant pays ami. Notre gouvernement parle désormais d’un refus éventuel de livrer les BPC Mistral, ces porte-hélicoptères construits pour la Russie, un contrat de 1,2 milliard d’euros. Il s’agit là d’un projet qui pourtant, donne de l’emploi à 800 ouvriers des chantiers, et des milliers d’autres dans la sous-traitance. Mais, phobie du Russe oblige, phobie de Poutine aussi, et sous l’injonction des Américains, des Allemands, des Britanniques, de l’Europe, nous plions !

Je dis que « nous plions ». Mais je sais que les patriotes ne plient pas. Les habitants de Saint-Nazaire ne plient davantage, eux qui accueillent actuellement quelque 400 marins russes, dans l’indifférence la plus cynique de nos dirigeants, locaux comme nationaux. Mais ceux qui plient se trouvent à Paris, à l’Élysée et au Quai d’Orsay. Il y a, parmi les grands-plieurs, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, qui conditionne désormais la livraison du second Mistral à « l’attitude de Poutine » ! Monsieur Fabius est bien présomptueux. Il était moins réticent, l’an dernier, pour armer les djihadistes syriens, dont les frères d’arme et de fanatisme font aujourd’hui leurs basses œuvres dans le nouvel Etat islamique.

 À Saint-Nazaire comme partout en France, il faut retrouver le volontarisme politique et les hommes pour le porter. Notre formation politique, le Front national, est bien la seule à défendre trois positions essentielles :

  1. La nécessité de protéger notre industrie nationale de tous les dogmes, de toutes les ingérences, car annuler cette vente avec la Russie, c’est mettre au chômage des milliers de Nazairiens, et c’est compromettre d’autres contrats, comme les Rafale indiens.
  2. La nécessité de libérer notre commerce international de toutes les entraves qui lui sont faites, en commerçant avec la Russie si ça nous chante, sans considération pour l’usage que feront les Russes de ces BPC.
  3. La nécessité de faire, demain, la véritable amitié entre les peuples. C’est là quelque chose qui passe, notamment, par le commerce, et non l’invective dans un seul sens à la Russie, frère de culture et de civilisation.

 Oui, vous l’entendez bien ! France, Russie, nous sommes frères de civilisation. Nous sommes l’Europe, mais celles des peuples, celles des Nations coopérant entre elles par l’industrie. Europe industrielle, Europe fraternelle ! Pas l’Europe des renoncements diplomatiques. Pas la France dans une fausse Europe qui ne pèse rien face aux Etats-Unis. Mais pour faire cette Europe, de part et d’autre, il faut la France, et il faut la Russie. Alors pensons-y.

Vive la France ! Vive la Russie !

1 commentaire

  1. Il s’agit là visiblement d’une « russophobie » de complaisance et de lâcheté face à la pression de nos « partenaires » occidentaux, plutôt que d’une vraie prise de position personnelle de la France (enfin ce qu’il en reste).
    Nous avons l’impression que la perte de crédibilité et le déshonneur ne posent plus vraiment aucun problème à certains…
    Pauvre France!