Le peuple du 29 mai

0
917 vues

3357871385

Tribune de Grégory Gennaro

Le mouvement de rassemblement national et de résistance à l’oligarchie c’est le 29 mai. C’est ce peuple, héritier de Bouvines, de Valmy, du Comité de Salut public de 1793, des Communes de 1848 et de 1871, des tranchées de Verdun, du Front populaire, de la Résistance, du CNR…, qui s’est exprimé pour dire « Non » à Bruxelles, « Oui » à la démocratie, à la république et à la France.

Malgré le feu des médias qui avaient quasiment tous pris part à cette bataille électorale et bien sûr tous partisans du « Oui » à la Constitution européenne, le peuple lui, à résisté et a mis de côté ses querelles d’étiquettes de « droite » et de « gauche », il s’est positionné au-dessus des clivages et des partis dans l’intérêt de la souveraineté populaire et nationale, pour se fondre dans un même élan démocratique et républicain.

Pour cette oligarchie politique et médiatique, liguée contre les intérêts du peuple et de la Nation, l’affaire était pliée, le « Oui » l’emporterait largement. La messe bruxelloise était dite. Il n’y avait pas besoin d’organiser de débats publics. La suffisance et le mépris de ces gens-là contre ceux qui n’entendaient pas en rester là et souhaitaient s’exprimer démocratiquement, se lançaient dans une aventure politique exaltante qui allait être le moteur de ce rassemblement populaire spontané.

Le printemps patriotique chauffait les esprits et les cœurs, le vent frais de la liberté soufflait dans nos villes et nos campagnes. La contre-offensive des citoyens français s’organisait et se mettait en place. C’était le temps des cerises, le printemps de la France. Désormais les corbeaux noirs du libre-échange, du mondialisme, du malthusianisme, de la finance internationale, étaient moqués, puis désavoués, ensuite conspués et enfin marginalisés, par la force et la volonté du peuple.

Au soir du 29 mai 2005, les citoyens Français remportaient cette grande bataille démocratique. La démocratie, la république et la Nation triomphaient sur la mondialisation libérale et de sa manifestation la plus avancée, la technostructure européiste bruxelloise. Sûre d’elle-même et de sa victoire annoncée, ce tonnerre du peuple a surpris toute l’oligarchie politique et médiatique à un tel niveau qu’elle appela sa propre défaite le « séisme du 29 mai ».

Les experts, les relais d’opinion, la quasi-totalité des politiciens et des journalistes étaient favorables au « Oui » alors que l’immense majorité des ouvriers, des employés, des petits patrons de PME et PMI, les agriculteurs, et les petites classes moyennes votaient massivement « Non ».

Un récent sondage réalisé par l’IFOP confirme la dynamique patriotique et démocratique du peuple à l’égard de l’Union de Bruxelles : si le référendum de 2005 devait se dérouler aujourd’hui, non seulement le « Non » triompherait de nouveau, mais il passerait de 55% à 62%.

La démonstration est donc faite que lorsque le peuple souverain se saisit de la politique en masse, non seulement il se mobilise mais il décide en conscience de défendre ses intérêts et ceux de la patrie sociale française. Le rassemblement mène à la victoire du peuple. Et comme le rappel la pièce de monnaie révolutionnaire de 1792 de l’an I de la Liberté « Les Français unis sont invincibles ». Répétons-le sans cesse, toujours, et affirmons haut et fort : plus de combats isolés !

Bâtissons, unis et rassemblés, comme en mai 2005 cet immense mouvement vers un combat commun, vers un même but : l’affirmation de la souveraineté nationale et populaire. Un seul peuple contre une seule oligarchie. La force du peuple contre la puissance d’argent. La voix du peuple contre les cris sombres des corbeaux de Bruxelles. Voilà le sens de notre lutte nationale, républicaine et démocratique. Exigeons maintenant un nouveau référendum ! Exigeons la rupture avec l’Union de Bruxelles ! Partons à la reconquête de notre république française, de notre patrie sociale et de notre démocratie politique et sociale !

Le peuple est une arme de démocratie massive, le peuple est la voix de l’alternative démocratique, alors, saisissons et réapproprions-nous la politique, reprenons le pouvoir ! Pour la démocratie, la république et la patrie sociale française !

AUCUN COMMENTAIRE