Les 1% les plus riches possèderont en 2016 la moitié de la richesse mondiale selon Oxfam

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« L’ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse ». C’est ce déclare l’organisation Oxfam à l’approche de la 45ème édition du forum économique mondial de Davos, en Suisse, qui se tiendra du mercredi 21 janvier au samedi 24 janvier.

L’ONG Oxfam s’inquiète et dénonce « le fossé entre les grandes fortunes et le reste de la population se creuse rapidement ». Entre 2010 et 2014, la fortune des 80 personnes les plus riches a augmenté de 600 milliards de dollars tandis qu’elle a diminué pour la moitié la plus pauvre de la population. Aujourd’hui, ces 80 personnes se partagent le même montant de richesses que 3,5 milliards autres.

Avec étude à l’appui, l’organisation non-gouvernementale indique en effet que « la part du patrimoine mondial détenu par les 1% les plus riches est passée de 44% en 2009 à 48% en 2014, et dépassera les 50 % en 2016 ». Ce qui signifie que le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépassera en 2016 celui des 99% restants.

« En 2014, les membres de cette élite internationale possédaient en moyenne 2,7 millions de dollars par adulte », souligne l’association.

« Le reste du cinquième (20%, ndlr) le plus riche de la population possède 46% du patrimoine mondial, alors que 80% de la population mondiale ne se partage que les 5,5% restant », précise encore Oxfam.

L’organisation, dont la directrice générale Winnie Byanyima va coprésider le forum de Davos, appelle ainsi les dirigeants internationaux à s’attaquer « aux intérêts particuliers des poids lourds qui font obstacle à un monde plus juste et plus prospère ». Elle exhorte notamment les Etats à adopter un plan pour lutter contre les inégalités, en contrant l’évasion fiscale, en promouvant la gratuité des services publics, en taxant davantage le capital et moins le travail, en instaurant des salaires minimum ou encore en mettant en place une protection sociale pour les plus pauvres.

Oxfam réclame également « l’organisation cette année d’un sommet mondial sur la fiscalité pour réécrire les règles fiscales internationales ».

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