Les bases nouvelles de la République française

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Tribune de Grégory Gennaro

La Cinquième République a une histoire et est issue d’une certaine perception d’une certaine histoire. Elle tient sa force et ses références d’un certain passé et, avouons-le, elle a depuis longtemps atteint ses limites. Née dans un contexte de contraintes diverses, allant du complot militaire jusqu’au plébiscite d’un personnage historique, elle est longtemps passée pour être le fruit de circonstances plutôt que de logiques construites. Il est évident que la Cinquième République ne sait plus répondre aux attentes des citoyens et que les nombreuses défaillances constatées en sont justement produites par la ruine de toute volonté politique. En cette idée, seul un retour vers une démocratie directe permettra aux hommes de se réapproprier leurs destins, car le pouvoir n’appartient qu’au peuple.

C’est dans cet état d’esprit que nous voulons impliquer activement les citoyens aux débats et à la vie démocratique du pays sous toutes ses formes, afin de bâtir l’édifice de la Sixième République. Cette nouvelle république doit s’inscrire dans l’action populaire, l’action sociale et l’action nationale. Nous pensons que le pouvoir n’appartient qu’au peuple souverain. Nous croyons, de même, que seule une implication populaire massive des citoyens peut débloquer la crise politique actuelle. Nous voulons chasser l’oligarchie en place des responsabilités de la Nation. Elle a depuis de trop nombreuses années confisqué tous les pouvoir et ignoré les citoyens dans leurs aspirations profondes. Nous voulons à travers la Sixième République recouvrer l’unité populaire et nationale et ainsi mettre un terme à la monopolisation de la démocratie et de la vie politique en général par des clans, des factions et des partis. C’est d’ailleurs Marie-France Garaud, grande patriote et défenseur de la République française, qui avait dénoncé ouvertement cette situation insupportable et déclaré : « Les partis monopolisent la vie politique. Les partis ne sont pas le peuple Français. Ce ne sont pas les partis qui sont souverains, c’est le peuple français ! ».

Notre priorité sera donc de rétablir la souveraineté populaire et nationale, et ainsi œuvrer à la neutralisation de ces féodalités et de ces groupements d’intérêts particuliers qui laminent la vie publique et démocratique du pays. Pour autant, le développement démocratique de la France ne sera envisageable qu’à la condition sine qua non que notre Nation retrouve pleinement et souverainement son indépendance nationale.

Nous voulons renouer avec l’initiative populaire et authentiquement démocratique dans la vie publique. Nous voulons le retour de l’éthique, du civisme, du sens des responsabilités, de la participation des citoyens. Ce volontarisme démocratique et républicain doit faire à nouveau battre le cœur de la Nation. Nous voulons abolir le pouvoir personnel et rétablir l’exigence démocratique et républicaine dans la conduite des affaires nationales. Nous voulons que les citoyens français décident souverainement, en toutes circonstances, de la conduite des affaires démocratiques de la Nation. Et disons les choses clairement, nous voulons une nouvelle politique ce qui impose une nouvelle vision des Institutions et du fonctionnement démocratique du pays. La Sixième République sera la rupture radicale avec les politiques antisociales et antinationales menées depuis quatre décennies par les oligarques au pouvoir.

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