Michel Onfray : « Faut-il brûler l’art contemporain ? »

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Je pense qu’il y a un discours aujourd’hui élitiste, hyper-élitiste, hyper-aristocratique, très anti-démocratique, de quelques-uns qui veulent conserver l’art contemporain pour eux, qui ne veulent pas partager, qui ne veulent pas dire que l’intérêt dans la production d’une œuvre, c’est qu’elle puisse circuler, faire sens, aider, secouer, ébranler les gens, et qu’on puisse, à partir de telle ou telle œuvre d’art, réfléchir, s’interroger.

[…]

La mort de Dieu, au XIXe siècle correspond également à la mort du Beau […] c’est-à-dire à la mort de cette idée qu’il n’y aurait de l’art que quand il y aurait de la beauté. Si la beauté et la divinité entretiennent un certain type de relation, un certain type d’intimité, il faut bien que, quand l’un meurt, l’autre meure également.

Michel Onfray, « Faut-il brûler l’art contemporain ? », édition Frémeaux et Associés

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